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03/10/16


Le télétravail entre dans les mœurs


Télétravail L’internet est à l’origine de chamboulement significatif dans le monde du travail. C’est vrai surtout dans le secteur des services. Même l’organisation du travail en subit l’influence. La présence au bureau n’est plus indispensable. Le télétravail, le fait donc de travailler à partir de son domicile en ayant recours aux technologies de l’information et de la communication (TIC), reste cependant l’exception comme en atteste une étude publiée par le Statec en 2012. Il ne concerne que 7% des salariés au Grand-Duché. En revanche, la tendance est clairement à la hausse. En 2010, 12,6% des salariés ont déclaré travailler «parfois» à partir de leur domicile, contre 7,5% en 2005. Le taux de ceux qui n’effectuent jamais leurs obligations professionnelles à la maison s’élevait à 77,1% en 2010. Ils étaient 91,1% en 2005.

Les réticences par rapport à cet outil permettant davantage de flexibilité existent tant du côté des employeurs que des employés. En effet, les limites entre vie privée ou familiale et vie professionnelle deviennent très floues. L’empiètement de l’un sur l’autre représente dès lors un souci majeur. Aussi les 7,1% de salariés effectuant régulièrement une partie de leur travail à domicile, ne bénéficient-ils que d’une flexibilité limitée. Dans la majorité des cas, révèle encore l’étude du Statec, moins de 8 heures par semaine sont consacrées au télétravail par un employeur.

Les obligations légales sont un deuxième frein au développement de l’outil. Si, a priori, les conditions, les droits et les obligations sont les mêmes pour le télétravailleur que pour le salarié exerçant ses tâches au bureau, un certain nombre de prérequis sont prévus par le législateur. Le contrat de travail doit déjà contenir un certain nombre de précisions bien spécifiques. Le lieu à partir duquel le travail est effectué doit y figurer, la fonction du télétravailleur doit être décrite avec précision, sa classification au niveau de la convention collective, s’il y en a une, aussi.

Ensuite, l’employeur doit s’assurer que le télétravailleur dispose du matériel nécessaire pour effectuer ses tâches. Evidemment, le télétravailleur doit aussi respecter les dispositions au niveau de la protection des données de l’entreprise. Et c’est peut-être à ce niveau-là que l’hésitation trouve son origine, car c’est l’employeur qui a l’obligation légale de s’assurer que son salarié soit en mesure de respecter la politique de l’entreprise en la matière.

Bref, l’employeur doit veiller à ce que toute une ribambelle de règles soient respectées sans qu’il puisse le contrôler comme il peut le faire dans les locaux de l’entreprise. Pour rendre visite à son télétravailleur, il doit d’abord convenir d’un rendez-vous avec ce dernier. Cette mesure vise évidemment à protéger la sphère privée de l’employé. Ces dispositions font que le télétravail ne connaît pas un essor plus important. Il n’est pas étonnant dès lors que les cadres, les dirigeants ainsi que les travailleurs intellectuels et scientifiques bénéficient le plus de l’outil. D’après le Statec, 24% déclarent régulièrement effectuer une partie de leur travail à domicile. Etonnamment, les personnes ayant des enfants à charge utilisent moins le travail à domicile (11%) que les salariés sans enfants (14%).

 
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